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NAHUM -And the chaos has begun-

NAHUMGroupe : NAHUM
Titre : And the chaos has begun
Label : Musick Attack Production
Année : 2015

« Avec des riffs implacables, sur des rythmiques effrénées dirigées par une main de maître…Nahum est un groupe à suivre de près, vivement le prochain ! ».
On aurait pu effectivement balancer de la soupe populaire et hop, emballé c’était pesé, Nahum était chroniqué comme le tout venant disponible chez tous les bons apprentis commerciaux de la toile. Mais non, ce groupe de thrash/death, même s’il n’est pas le plus original de la Terre, tout le monde en conviendra, mérite cependant que l’on s’y arrête dessus pour de vrai.
Vanter les bienfaits de la patrie de M Karyo, à savoir la Tchéquie, avec son Obscene Extreme, ses groupes de furieux, comme Lycanthropy, Demimonde, Godless Truth, Hypnos, et bien évidemment les incontournables Krabathor, là aussi ce serait d’une platitude au point d’en donner du relief à la poitrine de Jane…
Mais pourtant ouais, Nahum vient de sortir un deuxième album « And the chaos has begun », après une petite dizaine d’années d’existence. Un petit album de trente deux minutes, qui sans aucune prétention, laisse tout de même de bonnes impressions par son homogénéité et d’une manière paradoxale, par son aspect hétéroclite (et dans hétéroclite, il y a clite) dans ses choix musicaux.

La production dans son entièreté réalisée par le GM Studio et le Barn studio, procure à l’album cet aspect d’antan , il ne laisse percevoir aucune trace synthétique sur le thrash/death de NAHUM, batterie conforme à la norme old school, label rouge sur les vocaux de M Pavel BALCAR qui joue pas mal avec le doublage mais qui s’en sort avec tous les honneurs grâce à des vocalises très death au final, notamment sur quelques morceaux qui ne sont pas sans rappeler les longues gerbes de syllabes d’un groupe américain spécifique.
Donc ouais, une production pas du tout sirupeuse, mais plutôt sèche pour la toux, qui donne de la rugosité à la musique de NAHUM.

Une rugosité qui ne se fait pas attendre sur le premier titre « Raging Chaos », où le groupe envoie tout de suite son jet de violence et d’agressivité au travers d’un thrash presque death doublé d’un death presque thrash. Et dans ce gargouillis, on sentira sur ce premier titre les influences qu’ont dû être les vieux Slayer sur les solos qui partent dans tous les sens, ou les Sepultura époque « Beneath the remains » et « Arise ». Et ça se sentira sur la grande majorité de l’album.
Avec ça le décor est planté, mais pour autant « Raging Chaos », n’est certainement pas la chanson la plus représentative de ce qu’est capable de faire NAHUM, parce que là pour le coup, le groupe passerait à la trappe sans que personne n’ait posé une oreille dessus.
Non, il n’y a pas beaucoup de titres sur cet album, puisque neuf seulement sont présents, alors il faut aller relativement vite pour apprécier en seulement une demi-heure un album aussi complètement ouvert.

Ouvert, parce que comme Krabathor a su nous bluffer sur « Lies » avec le titre «Unnecessarity » très carcassien dans son envolée, NAHUM fait de même avec « Vomit the darkness » où dans cette brutalité primaire, les tchèques se sentent inspirés et limite amoureux de la virtuosité pour écrire un break très mélodique, suivi d’un solo de crooner sur une double pédale mise en avant qui marque des points auprès de l’auditeur.
De chansons classiques en chansons classiques, NAHUM trouve tout de même à nous étonner à chaque titre, pour que ces classiques deviennent surprises.
C’est vrai que l’énergie est là, l’agressivité du thrash/death sauvage avec des ambiances comme celles de « Dead embryonic cells » ou « Desperate cry » des brésiliens, avec en plus ce saupoudrage déjà plus proche du death, on le retrouve bien sur un titre comme « Cremator of emptiness », tandis que Funeral of age » est déjà plus posé, plus sombre, et c’est en cela, que l’ouverture de NAHUM est complète, car ils n’ont pas choisi une voie, mais ont choisi une espèce de synthèse de leurs vieilles écoutes pour écrire une musique qui n’a pas forcément de monde. Alors on peut voir ça en mal ou en bien, peu importe, en attendant on y trouve largement son compte,d’ailleurs là aussi le lead thrash de « Funeral of age », nous ramène bien vite aux fondamentaux pour mettre tout le monde d’accord.
On passera donc du bon temps, sans que ce soit exceptionnel, sur les titres qui suivront pour arriver à « Rotten lies », qui sera le véritable far dans la nuit, pour les bretons(sans les pruneaux). Le morceau qui nous explique pourquoi les vocaux du sieur Balcar, nous disaient bien quelque chose à propos d’un groupe américain spécifique….il est là. En effet NAHUM s’est fendu d’un titre qui aurait pu figurer sur l’album « Leprosy » de DEATH, avec des vocaux puisés dans la grâce de M SCHULDINER, mais aussi des rythmiques morbides à souhait, et un lead hyper death metal, ambiances DEATH à mort, avec un petit côté Brutality aussi du second album. En tous les cas voici, un titre excellent écrit par NAHUM.
Et pour terminer, le groupe mise tout ce qu’il a sur un morceau qui met en avant la basse (bien que plusieurs fois sur les introductions, elle aura eu l’occasion de bien s’exprimer), mais surtout qui explose de mélodies avec un death plus riche dans ses atmosphères. C’est peut-être aussi ça que l’on reprochera quelque part à NAHUM, de trop se disperser sur un seul album. Cependant pris à part, « World wide war » plaît énormément, par ses guitares qui ont un son suédois sur le lead, et aussi par son taping sorti de nulle part.
Sur un artwork de Daniela Neumanova (www.dahliendesign.com) Nahum tente une percée plus à l’ouest afin de dépasser les lignes amies et s’introduire dans vos oreilles. Ce qui pourrait bien arriver, si vous baissez votre garde , enlevez vos œillères et avez envie de découvrir un bon petit groupe qui pour une fois n’est pas local et vient d’un autre monde.
Mais s’ouvrir aux autres, est-ce que c’est « le commencement du chaos » ?

26/02/2016
Arch Gros Barbare

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